La Revue

Art

Au seuil du premier numéro de Nova et Vetera, Charles Journet cherchait à dire « de quels yeux nous voulons regarder le monde ». Pour lui, ce regard était aussi celui de la poésie et de l’art. « Ils tiennent les chemins qui font accéder bien des hommes au monde de l’esprit. » Ils le font par des œuvres inscrites dans le temps, mais qui transcendent le temps. Ils illuminent le sensible et la matière en faisant dire aux mots, aux couleurs et aux sons des choses qu’ils n’ont jamais dites. Dans ses plus pures profondeurs, dans ses sources cachées, la poésie peut, à certaines heures et sans transgresser ses frontières, laisser deviner une clarté venue de l’autre côté des choses. Plus souvent elle en sera un lointain et obscur pressentiment, une nostalgie en terre d’exil. D’une manière ou d’une autre, elle sera toujours chez elle dans Nova.