La Revue

Le comité de rédaction

 

Mgr Charles Morerod OP, Directeur

Dominicain suisse, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg depuis 2011, auparavant professeur de théologie et de philosophie à Rome (Angelicum).

  

Fr. Gilles Emery OP, Responsable de rédaction

Dominicain suisse, professeur de théologie dogmatique à la Faculté de Théologie de l'Université de Fribourg. Centres d'intérêts: théologie et spiritualité de la création, du Christ et de la Trinité ; pensée de saint Thomas d'Aquin. Site web : http://www.unifr.ch/dogme

 

Fr. Michel Cagin OSB

Moine bénédictin français. Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure. Parmi ses publications : « Jacques Maritain et les artistes » ; Paul Claudel-Charles Journet, Entre poésie et théologie ; « L’Église et la loi nouvelle » ; « Geneviève Fondane, une vie vouée au mystère d'Israël ».

 

Sr Alexandria Diriart

Sœur Apostolique de Saint Jean. Professeure chargée de cours de Sacramentaire à l’Institut Jean-Paul II (Université du Latran, Rome). Champs de recherche : Ecclésiologie du Cardinal Journet et de Joseph Ratzinger, Sacrement de Mariage.

 

François-Xavier Putallaz

Professeur titulaire de philosophie à l’Université de Fribourg, membre de la Commission nationale suisse d’éthique, auteur de plusieurs ouvrages de philosophie médiévale et de nombreux articles de presse dans le domaine de l’éthique et de la culture. Voir : www.pensees.ch

 

Philippe Hugo

Maître d'enseignement et de recherche en Ancien Testament à la Faculté de Théologie de l'Université de Fribourg (http://www.unifr.ch/dbs/de/staff/pers/philippe-hugo). Diacre permanent du Diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, marié et père de trois enfants. Il est directeur du Centre Catholique Romand de Formations en Eglise (ccrfe.ch <http://ccrfe.ch>).

 

Fr. Augustin Laffay OP

Dominicain français de la Province de Toulouse, historien. Membre du comité de rédaction du Dictionnaire biographique des frères prêcheurs. Dominicains des provinces françaises (XIXe-XXe siècles). https://dominicains.revues.org

 

Marta Rossignotti Jaeggi, Secrétaire de Rédaction

Licenciée en philosophie théorétique et en théologie systématique. Champs de recherche : la réception de la métaphysique aristotélicienne dans l’œuvre théologique de Thomas d’Aquin ; la théologie trinitaire de Thomas d’Aquin. Mariée, elle est maman de deux enfants.

 

Nova et Vetera vit exclusivement grâce au soutien de ses abonnés et aux dons qu’elle reçoit.
Le travail de rédaction et d’édition effectué par ses membres et collaborateurs est entièrement bénévole.

Identité

Nova et Vetera est une revue culturelle suisse qui se propose d’éclairer de la lumière de la foi catholique et de la théologie de saint Thomas d’Aquin les grandes questions d’actualité.

Fondée en 1926 par le futur cardinal Charles Journet et destinée à l’origine aux lecteurs de Suisse romande, Nova et Vetera a toujours été portée par un souffle catholique touchant aussi bien à la qualité de ses intérêts qu’à l’étendue de son lectorat. Théologie, philosophie, art, spiritualité, société et culture ont constitué au fil des années le lieu privilégié de son questionnement, ont fait l’objet d’un échange fructueux entre des auteurs renommés dont la qualité des contributions n’a pas manqué d’être féconde.

Le désir d’élaborer des réponses à travers l’exercice conjoint des deux ailes de l’esprit humain que sont la raison et la foi, continue d’inspirer son travail d’aujourd’hui.

En savoir plus : 

Historique

La revue Nova et Vetera a été fondée en 1926 par l’abbé Charles Journet, professeur de théologie au Grand Séminaire de Fribourg (Suisse) et nommé cardinal par le pape Paul VI en 1965. Accompagné dans cette entreprise par des intellectuels et des artistes de grande envergure, c’est tout particulièrement en Jacques Maritain que Charles Journet trouve son collaborateur et ami le plus éminent.

Lancée sans moyens financiers et dans l’incertitude de son audience, dès le début la Revue est conçue plus comme un laboratoire d’idées et un lieu d’accueil de toutes les vérités d’où elles viennent que comme une revue spécialisée. Mû par le souci que la Revue puisse "être suivie par toute personne qui s’intéresse aux choses de l’intelligence", l’abbé Journet prête une attention toute particulière à ce que la rigueur intellectuelle s’allie toujours à l’art d’un langage accessible au plus grand nombre. Le premier numéro s’ouvre sur un éditorial signé Charles Journet qui donne sans ambages les définitions (tel est son titre) de l’entreprise. Son auteur s’exprimait en des termes dont la force n’a rien perdu de son actualité :

Nous ne travaillons pas à “revenir au passé”. […] Mais il ne nous suffit pas, non plus, qu’une chose ait rompu ses attaches profondes avec le passé pour qu’elle nous paraisse admirable. Nous n’arrivons ni avec un “christianisme nouveau” ni avec une “philosophie nouvelle”. […] Nous ne serons ni rétrogrades ni aventuriers. Ce sont là des manières d’opposer les choses nouvelles et les anciennes, qui ne nous plaisent guère et qui semblent mettre en demeure de choisir les unes et les autres. Ce dilemme, nous le rejetons. Il s’agit pour nous, à chaque moment du temps, de découvrir les fils ténus et innombrables qui doivent unir, dans un monde bien fait, le passé, le présent et l’avenir. Il s’agit d’élever nos regards assez haut pour que se découvre la hiérarchie décroissante et délicate des valeurs spirituelles, capables d’ordonner, sous le signe de Dieu et de son Christ, les manifestations les plus nobles ou les plus humbles de la vie intellectuelle et affective, artistique et morale, individuelle et corporative, nationale et internationale, qu’elles soient d’hier, d’aujourd’hui ou de demain. Lorsqu’elles sont rangées sous ces valeurs spirituelles, les tentatives, les œuvres et les institutions des hommes, même si elles ne répondent qu’à l’utilité du moment et ne satisfont qu’à un besoin passager, apparaissent comme habitées par une parcelle de la paix divine. Elles causent alors une impression d’ordre, de continuité, de stabilité. Elles sont à la fois connues et imprévues, familières et surprenantes, anciennes ET nouvelles. Dans leur transparence se jouent les rayons de la Beauté ancienne et jeune, tam antiqua et tam nova, dont s’émerveille saint Augustin (Conf., lib. X, cap. 27), et le scribe qui les explique ressemble au père de famille qui, aux jours solennels, tire de son coffre, pour la joie des siens, des parures attendues, mais toujours ravissantes, anciennes mais toujours nouvelles, NOVA ET VETERA (Mt xiii, 52). (Charles Journet, "Définitions", Nova et Vetera, vol. 1, 1/1926, p. 6-7).

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