La Revue

Nova et Vetera au fil des années

Destinée à ses débuts au public cultivé de Suisse romande, Nova et Vetera s’est constituée au fil des ans un lectorat international, français et italien, notamment.

Durant les années de la Seconde Guerre mondiale, la revue a perdu ses abonnés à l’étranger, ne pouvant passer les frontières que clandestinement. Elle a néanmoins continué et a abandonné en 1947 son appellation suisse romande pour inaugurer une nouvelle série sous-titrée simplement "Revue trimestrielle". L’abbé Journet, en effet, avait très vite perçu que les problèmes décisifs n’étaient pas enfermés dans les étroites frontières de la terre romande, et que les enjeux majeurs étaient ceux qui touchaient le destin commun de l’Europe et du monde. L’audience de la Revue s’était élargie en proportion.

Après le décès du cardinal Journet, en 1975, la direction de la Revue a été reprise par le P. Georges Cottier, O.P., qui a exercé la charge de Théologien de la Maison pontificale sous le pontificat de Jean-Paul II, lequel l’a appelé au cardinalat en 2003.

À travers quelques périodes difficiles, la Revue s’est maintenue contre vents et marées et entame aujourd’hui sa quatre-vingt-neuvième année. Bien que d’un tirage modeste, elle touche les cinq parties du monde et est accessible dans de nombreuses institutions et bibliothèques.

En 2002, une édition en langue anglaise est lancée aux Etats-Unis par une équipe d’enseignants de Ave Maria College à Ypsilanti (MI). Travaillant dans la même perspective que l’édition française, elle est publiée aujourd’hui par l’Augustine Institute de Greenwood Village au Colorado.