| |
|
 Nova et Vetera
a été créée en 1926 par l’abbé
Charles Journet, professeur de théologie au
Grand Séminaire de Fribourg (Suisse), qui sera nommé cardinal par le Pape
Paul VI en 1965. L’abbé Journet était accompagné au départ de cette
entreprise par l’abbé François Charrière, lequel deviendra évêque du diocèse
de Lausanne, Genève et Fribourg.
|


Couverture de la revue des années 1926
à 1942 |
Dans l’esprit de ses
initiateurs, la Revue devait être, pour les lecteurs de Suisse romande
en particulier, un lieu où les problèmes actuels de ce pays pourraient
être étudiés sous les aspects qui
les caractérisent et avec l’ampleur qu’ils méritent. Elle
s’adressait au public cultivé se proposant d’examiner, à la lumière de la
théologie de saint Thomas d'Aquin et de la philosophie de l'être, les
questions d’actualité qui le préoccupaient. Elle ne négligerait ni l’art, ni
les lettres. En un mot, rien de ce qui touche à la Suisse, et spécialement à
la Suisse romande, ne devait rester étranger au programme de la Revue.
Pourtant Nova et Vetera
s’est constitué au fil des ans un lectorat
international, français et italien, notamment. Durant les années de la
Seconde Guerre mondiale, la revue perdit ses abonnés à l’étranger, ne
pouvant passer les frontières que clandestinement. Elle continua néanmoins
et abandonna en 1947 son appellation suisse romande pour inaugurer une nouvelle
série sous-titrée simplement " Revue trimestrielle ". Son directeur en effet
avait très vite perçu que les problèmes décisifs n’étaient pas enfermés dans
les étroites frontières de la terre romande, et que les enjeux majeurs
étaient ceux qui touchaient le destin commun de l’Europe et du monde.
L’audience de la Revue s’était élargie en proportion.
Après le décès du cardinal Journet, en 1975,
la direction de la Revue a été reprise par le P. Georges Cottier,
O.P., qui exerça la charge de Théologien de la Maison pontificale sous le
pontificat de Jean-Paul II, lequel l'appela au cardinalat en 2003.
A travers quelques périodes
difficiles, la Revue s’est maintenue contre vents et marées et entame avec
le nouveau millénaire sa soixante-quinzième année. Bien que d’un tirage
modeste, elle touche les cinq parties du monde et est accessible dans de
nombreuses institutions et bibliothèques. Ses responsables actuels pensent
plus que jamais que l’inspiration donnée par ses fondateurs conserve toute
sa pertinence et sa vigueur.
En 2002, une
édition en langue anglaise est lancée par une équipe d'enseignants
de Ave Maria College à Ypsilanti (MI), USA. Travaillant dans la même
perspective que l'édition originale, elle diffuse divers articles de cette
dernière ainsi que des textes rédigés par sa propre rédaction
Nova et Vetera: édition en anglais
|
|
|