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 Lorsqu'elles sont rangées sous ces valeurs
spirituelles, les tentatives, les oeuvres et les institutions des
hommes, même si elles ne répondent qu'à l'utilité du moment, et ne
satisfont qu'à un besoin passager, apparaissent comme habitées par une
parcelle de la paix divine. Elles causent alors une impression
d'ordre, de continuité, de stabilité. Elles sont à la fois connues et
imprévues, familières et surprenantes, anciennes et
nouvelles. Dans leur transparence se jouent les rayons de la
Beauté ancienne et jeune, tam antiqua et tam nova, dont
s'émerveille saint Augustin (Conf. lib. X, cap. 27), et le scribe qui
les explique ressemble au père de famille qui, aux jours solennels,
tire de son coffre, pour la joie des siens, des parures attendues,
mais toujours ravissantes, anciennes mais toujours nouvelles, NOVA ET
VETERA (Mt. XIII, 52).
(Editorial du premier numéro, 1926)
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